CREATION DE L'OBSERVATOIRE NATIONAL DES CHANGEMENTS CLIMATIQUESAvant son départ pour la conférence des Nations Unies sur les Changements Climatiques, le Président de la République a signé le... Voir l'evenement |
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There are no translations available. Point de presse du MinistreI- Monsieur le Ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature, quel est le bilan de la Conférence sur le climat de Copenhague ?
La conférence sur le climat qui s’est tenue en décembre 2009 à Copenhague et pour laquelle j’ai été très honoré d’accompagner son Excellence Monsieur le Président Paul BIYA, a connu la participation de 193 pays, la présence de 120 Chefs d’Etats et de Gouvernements, plus de 40.000 participants.
Le travail s’est fait en deux phases à savoir : - La première phase du 07 au 15 décembre 2009, était faite des travaux des experts et négociateurs dans les différents groupes de travail définis par le Plan d’Action de Bali. Il s’agissait du groupe de travail Ad Hoc sur les nouveaux engagements des parties de l’annexe I du Protocole de Kyoto et du groupe de travail Ad Hoc sur l’action concertée à long terme. Sous ces groupes de travail, des groupes de contact ont été mis en place sur les thèmes : atténuation, adaptation, Protocole de Kyoto, REDD, technologies, financements. Les négociations faites dans le cadre desdits groupes de travail ont permis de développer des documents en fonction des thèmes susmentionnés qui ont été soumis au segment de haut niveau ; -La deuxième phase du 16 au 18 décembre 2009, était le segment de haut niveau de cette Conférence. Durant cette deuxième phase, les Chefs d’Etats et de Gouvernements ainsi que les Chefs des délégations ont fait leurs déclarations. Le Président de la République, son Excellence Paul BIYA a fait sa déclaration le 17 décembre 2009 dans la tranche de 15 heures à 18 heures. Le 18 décembre, 28 Chefs d’Etats et de Gouvernements ont été choisis par leurs pairs pour mener des concertations de haut niveau qui ont abouti à l’accord de Copenhague. Le bilan de Copenhague se solde donc par un accord dit : accord de Copenhague dont l’assemblée plénière a pris note. II- Monsieur le Ministre, quel est le contenu de cet accord, comment se présente t-il ?
III- Quels sont les engagements concrets ? De la Conférence sur le climat de Copenhague, nous pouvons retenir les engagements concrets ci-après issus des déclarations:
IV- Quel jugement de valeur Monsieur le Ministre faites-vous de cet accord qui n’est pas contraignant ? A mon humble avis, malgré des résultats qui ne sont pas à la hauteur des attentes, malgré les incertitudes que comporte cet accord par rapport à sa mise en œuvre, malgré le caractère non contraignant des engagements pris par les pays développés, la quinzième Conférence des Parties de Copenhague n’est pas un échec. L’accord de Copenhague peut être considéré comme une base pour poursuivre les négociations qui devraient aboutir à un accord juridiquement contraignant à la seizième Conférence des Parties prévue au Mexique en décembre 2010. L’année 2010 doit servir à donner un contenu juridiquement contraignant à ce futur accord qui sera adopté au Mexique en 2010. Il appartient donc à nos pays de rester vigilants au respect des annonces et engagements faits par les pays développés à cette Conférence. Ces annonces constituent des opportunités à saisir par le Cameroun afin de développer des activités d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques V- Monsieur le Ministre, qu’est-ce que le Cameroun peut tirer de cet accord ? En dehors de ce qui est en cours de mise en œuvre dans le cadre du REDD et de l’adaptation, comme je le disais plus haut, les promesses et annonces faites pendant la conférence sur le climat constituent des opportunités à saisir par le Cameroun. Dans ce cadre, des dispositions sont prises pour que des projets concrets soient développés afin de les soumettre auxdits financements. Lesdits projets proposeront des actions à financer dans les différents secteurs vulnérables aux changements climatiques à savoir : l’agriculture, l’élevage, l’énergie, la santé, etc. Ils proposeront aussi des actions qui permettront de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’augmenter et stabiliser les stocks de carbone à travers la gestion durable des forêts et le reboisement. Ces financements doivent permettre à notre pays de commencer à bénéficier des contreparties dues aux services environnementaux qu’apportent nos forêts dans le cadre de la stabilisation du climat. Le bénéfice pour le Cameroun de cet accord dépendra essentiellement de notre engagement à développer et à défendre les différents projets. VI- Le président de la République Son Excellence Paul BIYA, dans sa déclaration a parlé entre autre du Programme National de Gestion de l’Environnement et de l’Opération Sahel Vert, peut-on avoir plus de précision ? Le Plan National de Gestion de l’Environnement (PNGE) a été adopté en 1996. Son principal objectif est la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles. De manière spécifique, il contribue à la gestion rationnelle de l’espace agro-sylvo-pastoral et au maintien des équilibres écosystémiques. Dans le cadre de l’élaboration du PNGE, plusieurs domaines thématiques ont fait l’objet d’études approfondies, notamment l’agriculture et la protection des sols, les pâturages et les productions animales, les schémas d’aménagement du territoire, etc... Le PNGE vient d’être révisé avec l’appui financier du PNUD. Il faut dire que la gestion durable de l’environnement et celle particulière des forets et des écosystèmes forestiers participe à la stabilisation du climat. En ce qui concerne l’opération « Sahel Vert », il s’agit d’une synthèse des projets de reboisement, de réhabilitation des terres et de vulgarisation des foyers améliorés qui font partie des 8 projets relevés dans le programme d’action triennal conçu à la suite de l’élaboration du Plan d’Action National de Lutte Contre la Désertification (PAN/LCD) en 2006. Cette opération a pour objectif de freiner l’avancée du désert à travers le reboisement (la régénération des espèces locales en voie de disparition), la réduction de la pression sur les ressources ligneuses et la vulgarisation des foyers améliorés et partant la réduction de la pauvreté par la création des emplois. Dans le cadre de cette opération en 2008 et 2009, 6 000 hectares ont été reboisés avec plus de 937 500 plants et plus de 84 000 foyers améliorés ont été fabriqués et distribués aux populations. L’analyse des premiers résultats de ladite opération montre que cette action est un succès fort apprécié par les différentes parties prenantes, ce qui renforce la nécessité de sa poursuite. D’où l’appel à une plus grande implication de tous les acteurs locaux (autorités administratives, traditionnelles et municipales, groupes et organismes locaux, administrations partenaires, partenaires au développement, ONG, OCB, etc.) L’opération « Sahel Vert » va se poursuivre en 2010.Le PNGE et l’Opération « Sahel Vert » font donc partie des multiples actions développées par le gouvernement camerounais pour mieux protéger l’environnement et lutter contre les changements climatiques. VII-Le Chef de l’Etat, Son Excellence Paul BIYA a créé en décembre 2009 l’ONACC, qu’est ce qu’on en attend ? L’Observatoire National sur les Changements Climatiques (ONACC) 1) Il a pour mission de :
2) Il est chargé de :
VIII- Monsieur le Ministre, dans le domaine des Changements Climatiques, quels sont vos chantiers ? Nos chantiers sont nombreux pour l’année 2010. Il s’agira de continuer les chantiers commencés en 2009 parmi lesquels nous pouvons relever :
IX- Pour conclure, quel est le bilan de l’année 2009 du Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature ?
X- Monsieur le Ministre, quelles sont les perspectives du Ministère de l’Environnement pour l’année 2010 ?
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